13 avril 2012

Dupont-Aignan tombe les masques

Ce soir, en regardant le Grand journal de Canal+, j'ai été particulièrement choqué par la sortie bassement populiste du candidat de Debout la République, pourtant plutôt talentueux en temps normal ; un choc d'autant plus grand qu'il s'ajoute aux nombreuses déceptions que la candidature de Nicolas Dupont-Aignan accumule ces dernières semaines. Vous pouvez visionner la séquence ici.

Vers le naufrage électoral.
A mes yeux, ce soir, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son vrai visage : un candidat caricatural au populisme ridicule, davantage fossoyeur que leader du souverainisme que nous aimons.


On y voit le candidat paléo-souverainiste sombrer médiocrement dans une rhétorique agressive digne du populiste de la Gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon. Il agresse sans raison les chroniqueurs de l'émission, recyclant une vieille attaque extrémiste selon laquelle les journalistes seraient des bobos richissimes coupés des réalités et méprisant les français ; une attaque digne du Front National. A cette violence déplacée, Nicolas Dupont-Aignan ajoute une maîtrise très approximative de la polémique, décrivant Michel Denisot comme "bon samaritain" qui donnerait des "leçons au monde entier" et ne voudrait pas "voir la souffrance des français" (une attaque ahurissante).

Son agressive volonté de faire littéralement cracher à Michel Denisot ou Jean-Michel Apathie le montant de leurs salaires est un procédé ridicule et honteux, en plus d'être hautement caricatural : les gens qui gagnent bien leur vie ne sont pas tous des voleurs, et au contraire, les voleurs ne sont dans cette catégorie sociale qu'une minorité, l'écrasante majorité étant des entrepreneurs et des investisseurs indispensables à l'économie française (ainsi, comme M. Denisot le précise, il se verse lui-même son salaire et ne le vole à personne !).

Voir Nicolas Dupont-Aignan se ridiculiser en utilisant (très maladroitement de surcroît) des rhétoriques populistes, dignes de Mélenchon ou Le Pen, sombrant dans l'agressivité et ne cherchant pas le débat mais répétant violemment "Osez dire votre salaire !" et répliquant aux contradictions par de minables "Ah ce n'est pas digne !" ou "Ah c'est du populisme !", feignant une indignation mal jouée tellement il est lui-même indigne de sa fonction, tout ceci n'est pas à l'honneur du glorieux courant de pensée que nous défendons : le souverainisme !

Un souverainisme qui ne souffrira pas de se laisser entraîner par un mauvais populiste dans la marginalité et la caricature ; un souverainisme qui n'acceptera pas de devenir un courant minoritaire de la Droite populiste. La puissance des médias est hautement contestable, nous sommes d'accord, mais attaquer ainsi, de manière caricaturale et, pire que tout, ad hominen, est ridicule. Ce soir, cette sortie indigne finit de discréditer la candidature de Nicolas Dupont-Aignan, ce dernier nourrissant lui-même les caricatures utilisées par nos adversaires pour nous discréditer.

Le 22 avril, définitivement, le vrai vote bonapartiste est blanc : Nicolas Dupont-Aignan est indigne de représenter le grand courant historique que nous défendons.

Le 22 avril 2012, votez pour un souverainisme fort, audacieux et rénové : ne votez pas Nicolas Dupont-Aignan, candidat d'un souverainisme vieillot ancré à Droite.

1 commentaire:

  1. Rouge
    Cette puissante couleur, affectée au drapeau des moujiks en colère contre leur tzar, est devenue l’emblème de la lutte sociale, puis d’un régime qui, au nom du bonheur du peuple, a établi une terrible oppression, reprenant les idées généreuses créatrices de révolution et les détournant pour en faire une dictature prolétarienne, dans laquelle le prolétaire n’était plus qu’utilisé au bénéfices des camarades dirigeants.
    Au fil du temps, au gré des prises de conscience, ce régime a succombé à ses propres excès, et la couleur rouge est devenue une injure, dans la bouche de quelques uns qui n’ont pas voulu comprendre comment fonctionne le schmilblik. Être rouge est synonyme, pour ceux là, de communisme violent et malhonnête, de brute assoiffée de sang du peuple et toute cette sorte de joyeuses tares.
    Pourtant, pour moi et quelques millions d’autres, être rouge a une tout autre signification. En effet, si être rouge signifie vouloir la paix sociale, refuser à quelques uns de s’enrichir aux dépens de tous les autres, refuser de voir des gens dormir dans la rue, si être rouge signifie refuser les salaires sans emplois et les emplois sans salaire, alors je suis rouge.
    Si être rouge signifie exiger que les dirigeants soient vraiment au service des peuples, si être élu signifie être dévoué, si promesse est synonyme de tenue, alors je suis rouge.
    Si être rouge est œuvrer pour aider ses frères humains, et pas seulement en discours, si tendre la main à l’étranger est un geste normal, si vouloir que les peuples riches aident les pauvres en leur donnant l’accès l’eau plutôt que l’accès aux armes, alors je suis rouge.
    Si être rouge est d’exiger du peuple qu’il soit à la hauteur de ce qu’il exige, si être rouge signifie ne pas se plaindre de ce qu’on essaie pas de changer, si être rouge signifie en somme être Humain plutôt que membre terne d’une humanité terne et passive, alors je suis rouge.
    Si être rouge signifie laisser à tous et à chacun sa liberté de choix de pensée, de prier ou de ne pas prier, si être rouge signifie respecter les idées de chacun, si être rouge signifie que le mérite doit être le seul critère d’ascension sociale, alors je suis rouge, et je le resterai, tant que j’aurai cette foi en l’homme qui devrait tous nous animer.
    Et même si l’île utopique de Tomas More est encore dans le domaine du rêve, rien ne nous empêche de tendre vers cet idéal, même si, agnostiques que nous sommes, nous savons qu’il est inaccessible .
    Mais, pour employer une formule à la mode, en faisant bouger les lignes, le monde tendra à enfin un peu plus d’Humanité.
    J’en vois qui ricanent, qui objectent, quelques uns qui approuvent, d’autres qui rejettent.
    Chacun voit son repas au niveau de sa cantine.
    Mais le repas est meilleur quand il est salé. Non ?
    Et nous avons tous le sel à portée de la main…

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