7 mai 2012

La France a un nouveau président

Le 6 mai 2012 demeurera une date historique pour la France ; qu'on soit du côté des vaincus ou des vainqueurs, le fait est indéniable. La France, hier, a élu son vingt-quatrième président de la République, celui-ci venant ajouter son nom à une liste inaugurée par Louis-Napoléon Bonaparte le 20 décembre 1848 (élu dix jours auparavant avec 74,33% des voix).

Le nouveau président de la République française est François Hollande.


Nous lui adressons tous, sans exception possible, nos salutations républicaines et nos félicitations démocratiques. Il sera, dès le jour de son investiture, le président de tous les français. Cette clause juridique et symbolique ne peut évidemment se suffire à elle-même ; cette dimension de la fonction présidentielle doit s'ancrer dans une réalité profonde, celle de la réconciliation des français. La Nation, échauffée par une campagne présidentielle souvent venimeuse, doit être apaisée et rassemblée. Ce sera la première et principale mission du nouveau chef de l'Etat.

Nous avons tous vu avec effroi certaines images de la "fête de la Bastille" : drapeaux tricolores minoritaires, nombreux drapeaux étrangers, drapeaux partisans (PCF, PS, Parti de Gauche, etc.). Sur la noble colonne, on pouvait même apercevoir un drapeau rouge uni. La foule, à ce moment là, scandant des "Sarkozy c'est fini !", ne fêtait pas la France, ni la République, mais la Gauche ... Une fête partisane indigne de l'espoir humaniste porté par François Hollande. Dans son premier discours, le président nouvellement élu citant le président sortant, la foule osa huer le nom honni, et, pire encore, aller jusqu'à huer l'évocation des citoyens ayant apporté leurs voix au parti adverse. Huer la moitié du peuple auquel on appartient : honte !

Quelle image misérable d'une Nation éclatée en camps politiques se haïssant. Espérons que François Hollande calmera les réflexes médiocres de son pseudo-peuple de Gauche pour se hisser à la hauteur d'un président de la Grande Nation que nous formons par le rassemblement unanime des français. Si jamais le vingt-quatrième président de la République trahissait cette nécessité, s'il transformait cette victoire de l'espoir en victoire du PS ou de la Gauche, succombant au sectarisme partisan, alors il faudrait être intraitable et le combattre sans jamais fatiguer.

Vigilance, exigence : fêtons l'espoir mais ne baissons pas la garde.
Que les bonapartistes deviennent les gardiens de la Nation, une et indivisible.

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