15 août 2012

Anniversaire de Napoléon le Grand : "Renouveau Bonapartiste" quitte l'Union Bonapartiste et condamne l'inquiétant programme de France Bonapartiste


Napoléon Bonaparte franchissant le col du Grand-Saint-Bernard

En ce jour anniversaire de la naissance de Napoléon Ier, inspirateur de notre mouvement, qui fut celui de la fête nationale sous le règne de son neveu, Napoléon III, fondateur du bonapartisme, Renouveau Bonapartiste officialise sa décision de quitter l'Union Bonapartiste. Cette décision s'inscrit dans une puissante exigence de fidélité à l'idéal bonapartiste et aux convictions humanistes qui le fondent, souhaitant être ainsi au plus près de la tradition inaugurée par nos Empereurs.

Nous tenons à exposer ici nos raisons, dans une sorte d'Appel du 15-Août à la rupture courageuse avec la dérive droitière et extrémiste du bonapartisme contemporain.
  • Nous constatons avec tristesse et regrets que l'Union n'est qu'une coquille vide, existant uniquement pour la façade, dominée par France Bonapartiste ;
  • Nous constatons avec encore davantage de tristesse et de regrets que France Bonapartiste défend un programme ubuesque et trop souvent ahurissant, car, entre autres, et pour exemples ...
    • Il ose défendre la Russie de Vladimir Poutine, une dictature (dont la police pratique notamment la torture sur innocents !) en proie à l'effondrement économique, sociétal et démographique, qu'il présente comme une grande puissance modèle ;
    • Il propose de faire juger les partisans du fédéralisme européen pour haute-trahison, un procès politique qui rappelle les heures les plus sombres de la France et le procès de Riom mené par Vichy contre le Front Populaire ;
    • Il affirme que s'opère, actuellement, en France, un génocide ethnique par l'afflux d'immigrants, menaçant les "français anciens" (une idée de "pureté" ethnique qui fait froid dans le dos ...) qui risqueraient ainsi de devenir minoritaires d'ici 20 à 30 ans, maniant des données fantasmagoriques véhiculées dans les milieux de l'extrême-droite ultra-radicale (il faudrait, en 30 ans, l'arrivée de 55 millions d'immigrés, soit approximativement les 3/4 des populations du Maroc, d'Algérie et de Tunisie réunies, imaginez !) ;
    • Il propose la transformation de l'école de la République en caserne militaire, avec levée quotidienne des couleurs, Marseillaise le matin et Chant des Partisans l'après-midi (une idée à laquelle l'extrême-droite la plus radicale n'ose même pas penser !) ;
  • Nous constatons qu'il nous est strictement impossible de défendre le programme de France Bonapartiste, programme inscrit en de trop nombreux points dans une tradition d'extrême-droite, dangereuse et néfaste, flirtant parfois avec l'ultra-libéralisme et souvent avec l'ultra-conservatisme. France Bonapartiste s'inscrit ainsi dans l'héritage des dirigeants bonapartistes de la fin du XIXe siècle qui firent du bonapartisme un conservatisme radical et populiste, provoquant son déclin et sa disparition.

Considérant l'inquiétant programme de France Bonapartiste (un programme engageant son parti de manière indiscutable), considérant la coquille vide formée par l'Union Bonapartiste, considérant que Renouveau Bonapartiste aspire à rompre avec les erreurs passées du bonapartisme et sa transformation, au début du XXe siècle, en groupuscule d'extrême-droite radicale, nous quittons l'Union Bonapartiste afin d'être clairs sur nos poisitions politiques et sur notre engagement bonapartiste.

Nous faisons cela sans haine ni animosité pour France Bonapartiste. Il s'agit d'un différend véritablement politique. Nous considérons France Bonapartiste comme ayant des aspirations différentes des nôtres quant à l'avenir du bonapartisme, comme un parti s'inscrivant dans la terrible dérive qui affaiblit notre mouvement depuis la mort du Prince Impérial en 1879, dérive avec laquelle nous voulons résolument rompre. Nous usons de notre liberté de pensée et d'expression, clairement fidèles à notre ambition de secouer des bonapartistes aujourd'hui trop conservateurs et trop frileux à l'idée même d'aucade, politique, institutionnelle, économique et sociale.

Face à la coquille vide qu'est l'Union Bonapartiste, conscient qu'elle n'était qu'un élargissement de l'audience de France Bonapartiste, nous n'avions qu'une alternative : rejoindre France Bonapartiste ou rompre. Nous avons étudié et approfondi avec sincérité la première hypothèse, cherchant même à y exercer des responsabilités, après avoir tracé le cadre d'une feuille mensuelle d'information pour l'Union. La lecture du programme politique nous l'a rendue impossible. Respectant les commandements du bonapartisme rénové que nous avons proclamés (qui ont d'ailleurs rencontrés parmi beaucoup de bonapartistes un écho véritablement très favorable), et en particulier respectant les commandements IV, VI et VIII, considérant que la Rénovation ne pourra s'accomplir en son sein, nous quittons l'Union Bonapartiste. Nous nous opposons avec force et détermination au programme parfois trop caricatural et souvent trop extrémiste de France Bonapartiste.

Renouveau Bonapartiste publiera une analyse approfondie de ce programme le 2 septembre prochain, jour de commémoration de la défaite de Sedan. Nous montrerons qu'accepter ce programme c'est se résigner à enfermer le bonapartisme dans le déclin et la marginalité, dans une journée de Waterloo perpétuelle, un Sedan quotidien.

Nous réitérons notre amitié pour des mouvements que nous considérons comme nos amis et partenaires dans la lutte bonapartiste : le Mouvement Bonapartiste, la Ligue Bonapartiste, la Nouvelle Société du 10-Décembre. Nous les appelons à suivre le chemin que nous inaugurons.

Nous condamnons la dérive droitière et extrémiste du bonapartisme actuel, incarnée par France Bonapartiste. Nous réitérons notre Appel du 5-Mai et appelons, plus que jamais, à un grand effort de rénovation collective et audacieuse du bonapartisme sous la forme d'Assises de la Rénovation du Bonapartisme.

Le chemin de la fidélité à nos Empereurs, Napoléon Ier le Grand et Napoléon III le Précurseur, n'est pas dans le conservatisme le plus radical et le populisme le plus extrême. Le chemin de la fidélité aux Napoléons, aux Bonapartes, au vainqueur d'Austerlitz et au précurseur de l'ONU, au père du Code Civil et à celui du droit de grève, ce chemin tissé d'héritages, d'audaces et d'humanisme, ce chemin de gloire qui, seul, peut mener le bonapartisme à sa résurrection politique est le chemin de la rénovation qui fera de nouveau du bonapartisme une avant-garde politique et non plus, comme aujourd'hui, une arrière-garde réactionnaire.

Aujourd'hui, en 2012, le bonapartisme est incompris de tous, si ce n'est méprisé par l'écrasante majorité de nos concitoyens. Napoléon Ier et Napoléon III sont perçus comme deux dictateurs infâmes. Quant à nous, bonapartistes, nous sommes toujours insultés et considérés comme de dangereux fascistes. Le bonapartisme stagne depuis un siècle, il décline : frères bonapartistes, ne voyez-vous que notre idéal se meurt dans la marginalité ?

Voyez la situation. Voyez ceux qui en sont responsables. Jugez ceux qui ont la responsabilité du bonapartisme depuis plusieurs décennies. Jugez leur bilan. Jugez les chemins qui s'offrent à vous aujourd'hui.
Bonapartistes, vous êtes libres et souverains : choisissez votre avenir.

Bonapartistes, ne vous laissez pas dicter vos convictions par des organisations radicales inscrites dans une tradition intellectuelle d'extrême-droite. Rassemblez-vous autour du seul programme qui puisse redresser un bonapartisme en proie à l'anéantissement total : rassemblez-vous autour de l'idéal de Rénovation qui sera la première audace de notre Reconquête de la Nation.

Faisons entendre notre voix d'audace et d'humanisme avant que la voix du bonapartisme ne s'éteigne à jamais.


Pour la France, l'Europe et le Monde.
Par le Peuple et pour le Peuple.

Vive le bonapartisme rénové.

3 commentaires:

  1. sympathisante de france bonapartiste, parce que je le voyais comme seul parti constitué, je n'avais jamais regardé son programme, et là, c'est vrai, je suis assez troublée de ce que j'y découvre.

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  2. Tout comme Florence, je suis attristé de cette annonce qui me trouble. Je n'avais jamais vraiment approfondi le programme... J'attends avec impatience votre analyse du programme mais en tout cas... je ne puis soutenir un tel parti.

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  3. Je suis sidéré. Ce programme est un scandale !

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