24 février 2013

Humeurs bonapartistes (semaine n°8)



Semaine du 18 au 24 février 2013
Hypocrites et frénétiques, stop aux commentateurs du vide !
Pour une République irréprochable : constitutionnaliser le calendrier électoral et ses décalages nécessaires.


Politique et SociétéHypocrites et frénétiques, stop aux commentateurs du vide !

A une enfant qui disait "Je n'ai jamais vu Nicolas Sarkozy", François Hollande a répondu "Bah tu ne le verras plus !". La petite phrase est amusante, ce n'est pas la chose la plus drôle qui soit, mais loin de justifier les réactions des dirigeants de l'UMP. De nouveau, ces derniers ont joué les vierges effarouchées en dénonçant un dérapage, NKM allant jusqu'à dire que par ce jeu affreusement banal François Hollande insultait les millions de français ayant voté pour Nicolas Sarkozy ... Ah bon ? N'y aurait-il pas là un peu d'exagération ?

Et que dire des réactions de l'UMP quand on les compare à celles qui étaient les leurs lorsque Nicolas Sarkozy avait dit à un citoyen français "Casse-toi pauv' con !" dans ce même salon de l'agriculture ? A l'époque, ils ne s'étaient guère offusqués. Comme à chaque fois que Nicolas Sarkozy avait sali la stature présidentielle.

Mais là, cette petite blague ne passe, et les commentateurs du vide s'y mettent, que ce soit les dirigeants de l'UMP ou les simples "commentateurs" des sites d'actualité qui se mettent à déverser des quintaux d'ordures sur le Président de la République pour une blague qui soulignerait sa bêtise. Certains, dont Luc Chatel, avancent qu'il est élu pour lutter contre la crise et pas pour faire des petites blagues.

Bref, tout ces gens font du bruit sur du vide. Ils commentent du pur "rien". Et nous livrent le purin de leur pensée. Donnent des leçons des morales aujourd'hui là où ils ne le faisaient pas hier. Profite d'un fait sans importance, sans aucune gravité, pour attaquer la politique d'un homme.

Médiocrité partisane, quand tu nous tiens. La blague de François Hollande n'était peut-être pas géniale, et même peut-être pas forcément présidentielle. Mais les attaques de l'opposition, cadres et militants confondus, sont elles complètement insupportables et donnent une seule envie : crier un bon "Fermez-là" à ces commentateurs du vide dont l'indignité permanente est une permanente salissure sur la respectabilité d'une classe politique dont les français ne supportent plus la bassesse.

Face à la démocratie des petites phrases et des postures partisanes, exigeons une République de l'exigence.

InstitutionsPour une République irréprochable : constitutionnaliser le calendrier électoral et ses décalages nécessaires.

Tout comme aux Etats-Unis, pays beaucoup plus attaché à la sacralité du "texte fondateur" de leurs institutions (peut-être car c'est là leur seul texte constitutionnel pour eux dans un temps où la France en a expérimenté quinze au total), la République française gagnerait à inscrire dans le marbre quelques principes de bonne santé démocratique relatifs au calendrier des élections.

Ce calendrier est, tout naturellement, défini par la durée des différents mandats. Mais il arrive que ceux-ci se chevauchent, comme en 2007 où l'élection présidentielle coïncidait avec les élections municipales, reportées à l'année suivante. En 2014, initialement, cinq élections étaient prévues : élections municipales, élections régionales, élections cantonales (pour une partie du territoire), élections régionales et élections sénatoriales (pour une partie du territoire). L'Assemblée nationale a décidé de reporter les élections cantonales et régionales à 2015 par souci d'alléger les convocations électorales.

L'opposition en a bien entendu profité pour accuser le gouvernement de vouloir limiter ses défaites électorales et surtout sa défaite aux élections sénatoriales, dont les élections locales rebattent le collège de grands électeurs. Une division bien inutile, et une querelle politico-politicienne stérile dont on pourrait se passer.

Dans notre optique de faire taire le plus souvent possible la meute des politiciens, il serait peut-être bon de décider une fois pour toute le rythme des élections et surtout la hiérarchie de celles-ci, avec des mécanismes automatiques de décalages de celles-ci. Par exemple, on pourrait inscrire dans le marbre de la loi qu'une année présidentielle et législative ne peut accueillir aucun autre scrutin, ou encore que les élections municipales ne peuvent avoir lieu simultanément avec des élections régionales.

Dissiper les querelles de partis et subsumer leurs tactiques dérisoirement politiciennes sous le respect sacré d'un texte à l'incontestable légitimité, voilà la mission d'une Constitution.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire