9 mars 2013

Sondage Historia : la nostalgie d'une grande Nation souveraine ?

Le sondage publié dans le numéro de "Historia Spécial" (mars-avril), consacré aux grands personnages de l'Histoire de France, est, pour nous, une source multiple de joies. Tout d'abord, et sans surprise, la tête du classement est dominé par Napoléon, l'empereur demeurant incontestablement, et toujours, malgré tant d'entreprises d'obscurcissement du grand homme, le plus grand chef d'Etat de notre Nation. Suivent, dans le trio de tête, le général de Gaulle puis le Roi-Soleil. Je vous laisse prendre possession dudit magazine pour découvrir l'ensemble de cette passionnante enquête.

Ce trio, peu surprenant, qui domine le panthéon de nos grandes figures, montre, pour les français, une certaine nostalgie d'un temps où la France était pleinement, et authentiquement, une Grande Nation. Si ce n'est, sous l'Empereur et le Roi-Soleil, LA Grande Nation. Du temps de la présidence du général de Gaulle je date, personnellement, les premiers signes de déclassement de notre pays, l'action prodigieuse du Général ayant permis cependant de retarder de dix ou vingt ans le début effectif de ce déclassement. Les français accordent donc une importance centrale à ses figures nationales, porte-drapeaux de la grandeur nationale et acteurs d'un rassemblement patriotique véritable.

Plus étonnant, et très agréable pour un bonapartiste, on note la présence, à la dixième place, de l'empereur Napoléon III. J'ajoute même que, dans le classement des "moins de 35 ans", notre premier président et ultime souverain grimpe à la huitième place. La légende noire semble enfin plier sous les coups répétés de la simple et pure vérité d'un homme qui a servi sa Nation comme peu d'Hommes d'Etat, faisant de son règne un miroir de la grandeur française.

Ces quelques éléments, auquel je tiens à ajouter la présence de Charlemagne en quatrième position, m'incline à penser que, définitivement, la "logique historique" donne au bonapartisme, et à ses solutions, une pleine validité. Les français demeurent attachés, au-delà de tout un discours "historiquement correct" absolument minable, à la figure de grands Hommes d'Etat qui élevèrent l'intérêt national et patriotique à son plus haut niveau. Attachement à la gloire, au rassemblement, à la personnification charnelle et à une authentique puissance politique qui valide les thèses souverainistes et bonapartistes.

L'Histoire suit son cours. Après une longue éclipse et une longue nuit, le bonapartisme rentrera bientôt en français, au bras d'une souveraineté nationale et populaire régénérée.

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