22 avril 2013

L'indigne (et insupportable) M. Guaino

Henri Guaino à un meeting en faveur de Jean-François Copé le 27 octobre

Aucun mot n'est trop fort pour qualifier l'attitude impardonnable de M. Guaino. Il est une honte pour l'UMP. Une honte pour la Droite républicaine. Une honte pour le gaullisme qu'il ose prétendre représenter. Une honte pour la République. Et une honte pour la France toute entière, humiliée par ses pathétiques outrances à répétition.

Henri Guaino fait partie (avec Mélenchon, Le Pen, Montebourg, Boutin, Copé, Collard, etc.) des nombreux personnages carnavalesques qui ridiculisent et amènent le débat politique français au bord de l'hystérie permanente. Mais cet homme se distingue encore davantage par son talent inimitable pour agir invariablement comme le plus bas et le plus méprisable, le pire des factieux

Non seulement une honte pour notre Nation, cet homme est de surcroît une menace pour notre République.

Pendant cinq ans, Henri Guaino, de par le seul fait du monarque élyséen, sans aucun mandat du peuple, a exercé une importante influence sur la politique de la Nation. En effet, plume du président, il est l'auteur et donc le co-inspirateur des principaux discours du règne de Nicolas Sarkozy. Il est ainsi l'un des principaux artisans des dérives droitières indignes de la fin du dernier quinquennat.

Aujourd'hui, Henri Guaino est devenu, surclassant ses compétiteurs, l'homme politique le plus méprisable de sa caste. Lorsque le juge Gentil a mis en examen l'ancien président, Nicolas Sarkozy, Guaino a osé s'en prendre à l'indépendance de la justice en attaquant le juge d'instruction, aveuglément, sans rien connaître des détails d'un dossier naturellement tenu secret. Propos inadmissibles, violant les règles les plus élémentaires de la démocratie.

Hier, dimanche 21 avril, après une énième manifestation du (faux) débat sur le mariage gay, Henri Guaino s'en est pris, cette fois-ci, à un préfet. Ce pseudo-gaulliste oublie-t-il que le préfet représente la Nation et la République, indépendamment de toutes les querelles partisanes ? Guaino a affirmé, sans plus de preuves que lorsqu'il attaquait le juge Gentil, que le comptage selon la police des manifestants était mensonger. En dénigrant ainsi les représentants de l'Etat, il s'attaque aux fondements de notre République et fait le jeu des forces les plus extrémistes de notre pays. Participant à cette petite guerre stérile de chiffres à laquelle la police et les organisateurs se livrent à chaque fois, de manière bien puérile, Guaino a en profité pour s'attaquer à un symbole (napoléonien s'il en est !) de l'Etat. Un Etat qui n'appartient à aucun parti mais au peuple tout entier.

Peu avare d'outrances, Guaino a même osé appeler les français à continuer à manifester dans la rue jusqu'au retrait de la loi ou à la démission du Président de la République. Un gaulliste appelant une "faction" à s'emparer de la rue pour faire plier un pouvoir légitimement élu il y a un an ? Honte. Immense honte.

J'ai honte d'appartenir à un pays où la politique est exercée par des gens aussi minables que M. Henri Guaino.

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