14 juillet 2013

Vive le 14 Juillet !

Défilé des armées sur les Champs-Elysées

Le 14 Juillet est une belle journée pour tous les français authentiques, fidèles à leur Patrie. C'est une journée de rassemblement autour de nos couleurs et de l'institution qui sut si bien les défendre au cours de notre Histoire : l'armée. C'est un jour de ferveur populaire, d'effervescence patriotique et de communion nationale.

Malheureusement, c'est aussi, et de manière rituelle, un jour de polémiques. Aujourd'hui, puisque la bêtise dépasse les clivages, on trouve des actes d'incivisme à Gauche comme à Droite. A nous de les dénoncer avec force en leur répondant avec foi "Vive la France ! Vive le 14 Juillet !".

Nous soulignerons deux faits particulièrement honteux.

Le premier, c'est la honte des factions. En effet, alors que le Président de la République, chef des armées, passait en revue les troupes (nos troupes !), des militants opposés au mariage pour tous ont vertement hué le chef de l'Etat. L'irruption de ce débat-zombie, qui continue à vivre malgré sa clôture, au milieu du défilé de nos armées est un fait scandaleux. Oubliant qu'ils ont devant eux l'armée de leur Nation et, logiquement, le chef desdites armées, ils cèdent au plus immonde des esprits factieux.

Cette Droite putréfiée renie tout ce qui pouvait partiellement la rendre respectable jusqu'alors, y compris la scrupuleuse obéissance à la bienséance patriotique. Cette vertu s'est effacée derrière l'acharnement partisan. En sifflant le Président de la République, ils sifflaient la France et ses armées. La Nation est pour eux moins importante qu'une opinion partisane. Ils pensent qu'il est bon de substituer le drapeau de leur manifestation au drapeau tricolore de notre Nation, préférant ainsi leur camp à celle-ci.

Le second, c'est la honte des dogmes. Europe Ecologie - Les Verts semblant spécialisé dans le rigorisme doctrinaire du gauchisme, c'est de ce parti que vient l'estoc, et plus précisément du mari de Cécile Duflot, Xavier Cantat, qui, sur Twitter, a exprimé sa fierté d'avoir laissé sa chaise vide dans la tribune présidentielle, attaquant au passage nos armées. Il rappelle ainsi dans un tweet savoureux que "dans les années 70, quand on était de Gauche, on chantait "A bas toutes les armées". Vivement le retour de la Gauche ! ...". Après la proposition en 2011 de leur candidate, Eva Joly, de supprimer le défilé, voilà qu'un homme qui n'est rien sinon le mari de quelqu'un, s'attaque de nouveau à un "défilé de bottes" tant honni par les gauchistes doctrinaires.

Ce qu'il oublie, c'est que cette armée qui défile est l'héritière de celle qui nous a défendu tout au long de son Histoire, permettant à la France de naître, de prospérer et de survivre. L'armée qui défile aux Champs-Elysées, c'est l'armée d'Austerlitz, l'armée de Verdun, l'armée de la Résistance.

Et que dire face à ce dogmatisme abject qui voudrait supprimer toutes les armées ? Sans armée, que ferions-nous face aux tyrans comme l'ancien dictateur libyen ? Dans le monde rêvé de Xavier Cantat, que seraient devenus les citoyens de Benghazi et de Bamako ? Des cendres. Quelle belle utopie. Si les pays démocratiques renoncent à leurs armées, croyez bien que les pays tyranniques n'y renonceront jamais. Et si demain la France est de nouveau attaquée, que deviendrons-nous ? Des cendres. Quelle belle promesse d'avenir.

Ce discours nous rappelle celui des républicains de 1869, affirmant à l'empereur Napoléon III qu'il était inutile de renforcer l'armée française et qu'il fallait au contraire la dissoudre, car on enclencherait ainsi un engrenage fatale menant à la paix mondiale. Le face-à-face entre les républicains et l'empereur, à cette époque, sur la question militaire, c'est la doctrine face à la réalité. C'est à cause de ce dogmatisme, et non d'un empereur parfaitement lucide, que nous avons perdu la guerre de 1870 - 1871. N'apprennent-ils donc jamais de leurs erreurs ?

Enfin, pourquoi supprimer quelque chose qui plaît tant ? Les français adorent le 14 Juillet. Les français adorent ce défilé militaire, qu'ils regardent massivement, sur les trottoirs des Champs-Elysées ou depuis leurs canapés. Certains vont même regarder le modeste défilé de leur petit village. Et nous priverions les français d'un événement qu'ils aiment parce que "la guerre, c'est pas beau" ? Oui, la guerre est un drame, mais ce serait un drame encore plus grand si on enlevait à la France les moyens de se défendre. Nous n'aspirons pas à être gouvernés par Miss France !

Ainsi, ce jour montre combien la France est menacée par ces deux fléaux : l'esprit de dogme et l'esprit de faction, tous deux subdivisions de l'esprit de division, contraire à l'idéal d'unité et de réconciliation nationale que tous les français doivent partager. Que les catholiques intégristes retournent dans leurs églises et que Xavier Cantat retourne cultiver ses légumes.

Nous sommes français et nous en sommes fiers. Nous aimons notre armée, nous sommes fiers de ce qu'elle a fait pour la France à travers l'Histoire et nous sommes fiers de ce qu'elle fait aujourd'hui tout autour du monde pour défendre la paix et la démocratie. Nous aimons notre Nation et nous aimons le 14 Juillet. Nous aimons la beauté des défilés militaires, le clinquant (très impérial) des gardes républicains et le rythme des musiques militaires.

Que les factions soient dispersés et les dogmes piétinés. Alors, la France se relèvera, pleine de l'idéal du premier 14 Juillet de notre Histoire. Non pas celui de la Bastille, date sanglante, faussement commémorée, mais celui de la Fédération (14 Juillet 1790), vraie commémoration, fête resplendissante qui vit le peuple français magnifique, rassemblé et uni en une seule Nation autour de celui qui l'incarnait alors (encore), son Roi.

"Unité et Grandeur", voilà les deux aspirations primordiales du peuple français, et le 14 Juillet en est le parfait reflet. Tant que la France gardera au coeur l'ambition d'être une Grande Nation, le 14 Juillet perdurera. Le jour où cette fête disparaîtra, c'est que la France ne sera plus que l'ombre de ce qu'elle fut. Et nous lutterons de toutes nos forces pour que jamais ne soit ainsi rabaissé ce que tant de courageux soldas ont protégé de leur sang . Nous défendrons avec nos coeurs, nimbés de patriotisme, ce qu'ils ont vaillamment défendu avec leurs vies.

Vive la France. Vive l'Armée. Vive le 14 Juillet.

4 commentaires:

  1. Je suis d'accord avec votre approche mais le 14 juillet reste et restera toujours une fête républicaine. Ce n'est pas ni la fête de la France ni de la Nation, c'est la fête de la République.

    Pour un bonapartiste, la véritable fête nationale, c'est le 15 août (dont le 14 juillet n'est qu'une pâle imitation qui a perdurée).

    Je ne me sens pas du tout concerné par le 14 juillet qui, sans la catastrophe de 1870, ne serait pas fêté aujourd'hui. Je reste donc réservé ... jusqu'au 15 août.

    Maintenant il est vrai que les perturbations et les critiques de cette fête sont inadmissibles.
    Mais je reste de marbre en pensant aux ignominies proférées sur Napoléon III par les républicains.

    Je fêterai le 14 juillet quand le 2 décembre sera fêté !!!

    Bien à vous

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    1. Je ne peux qu'exprimer mon désaccord avec votre position. Le bonapartisme ne doit jamais être un comportement factieux ou réactionnaire, or vouloir rétablir la Saint-Napoléon comme fête nationale est une idée réactionnaire et factieuse. Aujourd'hui, plus aucun français ne fête le 15-Août, mais tous se réunissent autour du 14-Juillet, fête républicaine et donc nationale. Car la République, c'est la Nation. Le bonapartisme n'est pas anti-républicain. N'oublions pas que Louis-Napoléon Bonaparte fut autant le premier président de la République que le dernier monarque français.

      L'avenir ne doit pas être un réchauffé de luttes passées sans aucune actualité. Ce qui doit nous intéresser, c'est l'avenir de la Nation et son actualité.

      Pour un bonapartiste, la véritable fête nationale c'est celle qui réunisse la Nation. Le 14-Juillet est une telle fête. Il suffit de sentir les vibrations de la foule écoutant religieusement la Marseillaise.

      Le bonapartisme dynastique de Renouveau Bonapartiste ne sera jamais un bonapartisme anti-républicain. Rappelons-nous toujours des mots de Troplong, président du Sénat, lors de la fondation du Second Empire : "La République est virtuellement contenue dans l'Empire". Et n'oublions pas que Napoléon Ier, en 1804, fut proclamé Empereur de la République française.

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    2. Merci pour votre réponse et votre opinion que je respecte et qui est intéressante.

      Je ne comprends toutefois pas votre conception du bonapartisme dynastique.

      Sauf erreur de ma part, le bonapartisme dynastique a vocation, par essence, à rétablir l'Empire (ce qui n'a malheureusement quasiment aucune chance d'arriver, soyons lucide ...).

      Or, comment rétablir l'Empire tout en conservant un régime républicain ? Les deux conceptions apparaissent antinomiques et incompatibles par nature. Comment soutenir un rétablissement impérial sans être considéré comme "réactionnaire et factieux" ? Comment être bonapartiste dynastique (et plus généralement bonapartiste tout court) sans être considéré comme tel ?

      Quand vous dites que le bonapartisme n'est pas anti-républicain, il apparaît pourtant que la république est farouchement contre l'Empire. Il ne faut également pas oublier que les Bonaparte ont fait chuter deux républiques.

      Un exemple récent : le refus de fêter le bicentenaire de la victoire d'Austerlitz. Il n'y avait aucune raison valable à cela. Les soldats morts au cours des guerres napoléonniennes valent-ils moins que les autres ? Ne font-ils pas eu aussi partie de la Nation ? La république les a laissé de côté, tout comme elle laisse de côté les rois qui ont créé la France.

      A titre d'anecdote (et d'humour), sachez que des Français célèbrent encore en grande pompe le 15 août à Biarritz (mais soyons bien d'accord, quasiment aucun ne connaît l'origine de ce feu d'artifice biarrot exceptionnel qui supplante dans cette ville celui du 14 juillet ... à part moi)

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    3. Je suis amplement d'accord avec vous. Mais, justement, pour donner au bonapartisme une chance de ressusciter et d'être utile à la France au XXIe siècle, il faut parvenir à l'élever, au prix d'efforts en effet surhumains, au-dessus des factions et du passé. Et pour cela, notamment, il faut parvenir à faire du bonapartisme l'essence même de l'âme française. Or, l'âme française est républicaine dans son idéal démocratique et social.

      Je m'explique rapidement sur ma défense d'un bonapartisme dynastique républicain qui est, je vous l'accorde, hautement paradoxal. Pour moi, la République c'est la Nation organisée démocratiquement (pour faire simple), et la Nation c'est la France de Clovis à Hollande, sans exception ni anathème. Nous voulons un Empire démocratique, et en cela nous voulons un Empire républicain.

      Si les institutions républicaines se sont refusées (honteusement !) à fêter le bicentenaire d'Austerlitz, soyons plus grands qu'eux, et plus authentiquement patriotes.

      Il faut donc montrer que nous sommes plus intelligents et plus fidèles à la Nation que les républicains en montrant que nous nous acceptons toute l'Histoire de France, et notamment l'héritage de la République. Pour nous, les combats passés sont passés, et ce qui importe c'est l'avenir. Et l'avenir, quoiqu'en pensent les commentateurs obsédés par le présent, c'est le bonapartisme (parce que c'est l'unité patriotique), et le bonapartisme, naturellement, c'est l'Empereur (pour le moment, nous dirons le Prince).

      PS : et je ne connaissais pas cette tradition de Biarritz. Je ne vous cache pas que j'en suis très heureux. Pour tout vous dire, en cas de rétablissement de l'Empire il faudra bien entendu, sans supprimer le 14-Juillet ni lui ôter sa prééminence, donner un peu de lustre aux festivités directement liées à nos Empereurs.

      PS² : et j'ajoute que le rétablissement de l'Empire demain n'est pas plus improbable que ne l'étaient, en 1788, la chute de la monarchie bourbonienne et le couronnement d'un obscur petit militaire corse.

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