30 décembre 2013

[2013] Retour sur une année d'engagement bonapartiste



A l'heure de laisser derrière nous 2013, jetons un dernier regard sur les douze derniers mois écoulés sur le blog Renouveau Bonapartiste, par un résumé de nos prises de position et de nos combats au cours de cette belle année.

A travers ces liens et ces renvois aux articles publiés durant l'année qui s'achève, c'est le visage de Renouveau Bonapartiste qui se dessine dans sa vocation de rénovation et d'indépendance.

Nous rappellerons immédiatement que nous avons eu le grand honneur et l'immense plaisir de pouvoir nous entretenir avec M. Thierry Choffat, universitaire spécialiste du bonapartisme et grande figure militante.

Cette année encore, nous avons bien évidemment été fidèles à la mémoire napoléonienne de notre Nation, en rendant hommage à nos empereurs (Napoléon Ier, Napoléon II, Napoléon III) ainsi qu'à d'autres personnalités de la famille impériale (Joseph) ou du mouvement bonapartiste (centenaire de la mort d'Emile Ollivier). J'ai tenu à rappeler le souvenir d'une date qui tient particulièrement à coeur aux admirateurs du Second Empire, celle du plébiscite du 8 mai 1870.

La question du tombeau de Napoléon III et du retour de ses cendres nous a également occupé, à travers une visite à Farnborough, une prise de position sur la question de son retour ou encore un récit fictif au sujet de celui-ci.

Toujours dans le domaine de l'Histoire, il était impossible de ne pas évoquer le deux-cent-vingtième anniversaire de la mort du roi Louis XVI.

Un des principaux chantiers qui nous a occupé en cette année 2013 fut l'approfondissement de certains points de notre programme politique. Nous nous sommes donnés une nouvelle profession de foi, tracé les contours de notre Europe confédérale, posé les fondations de la démocratie bonapartiste et pris position sur l'épineuse question du retour au franc.

Au passage, je n'ai pas manqué de réaffirmer souvent et vigoureusement ma conviction que l'avenir du bonapartisme (et de la France) doit être dynastique, que ce soit à travers une ébauche de manifeste pour le bonapartisme dynastique, une défense de la crédibilité de cette option monarchiste, une valorisation des réussites de nos voisins, au fil de l'actualité, qu'il s'agisse de l'avènement du roi Willem-Alexander aux Pays-Bas ou du roi Philippe en Belgique.

Enfin, à nouveau, à l'occasion de l'anniversaire de son arrivée à la tête de la famille impériale, nous avons publié un article présentant notre Prince : Jean-Christophe Napoléon. La constante popularité des articles consacrés au Prince nous emplit d'espoirs quant à son avenir.

En dehors de ces commémorations napoléoniennes de notre passé et de ces premières perspectives tracées quant à l'avenir bonapartiste de la France, l'actualité a beaucoup occupé Renouveau Bonapartiste cette année.

Bien sûr, il y eut le mariage gay, question sur laquelle nous avons pris position sans ambiguïté. Mais ce qui nous a marqué c'est la déliquescence de notre classe politique comme le déclin de nos institutions. Sans hésitation, nous avons condamné le tournant néo-réactionnaire pris par la Droite à cette occasion.

Mais ce ne fut pas tout. Nous avons blâmé la farce de la réforme constitutionnelle de François Hollande, appelé à d'autres alliances que l'amitié franco-allemande, commenté les élections générales italiennes ou un sondage Historia, condamné vigoureusement les outrances de M. Guaino, dénoncé les manquements du fantasme du gouvernement d'union nationale, défendu la dimension gaullienne des primaires, rejeté l'horizon d'un nouveau match Hollande/Sarkozy, vanté les mérites du 14-Juillet, pris position contre la guerre en Syrie, vilipendé la mémoire courte de Jean-François Copé, rendu hommage à Nelson Mandela et dénié à Marine Le Pen ou aux sarkoboys de l'UMP tout droit à récupérer l'héritage bonapartiste.

De manière strictement politique, nous avons développé notre vision de l'avenir du souverainisme. Nous avons souligné le paradoxe d'un triomphe dans la défaite du souverainisme et notre opinion selon laquelle le souverainisme ne pourra se redresser qu'en embrassant sans ambiguïté le bonapartisme. Au sujet de la stratégie politicienne des bonapartistes, nous sommes restés sur notre ligne : fidélité à l'Aigle et réalisme pragmatique.

Enfin, nous avons confirmé une position prise durant l'élection présidentielle de 2012 : Renouveau Bonapartiste ne soutient pas Nicolas Dupont-Aignan. En un an, j'ai consacré deux articles à l'analyse de son discours : une grande analyse et une étude plus restreinte sur son discours européen. J'ai aussi voulu rappeler très précisément ses propos sur Napoléon. Plus récemment, j'ai été choqué par la manipulation des chiffres par son parti, Debout la République, qu'il s'agisse des chiffres de la popularité de Dupont-Aignan (dénonciation récemment mise à jour) ou des résultats obtenus par DLR aux élections régionales de 2010.

En conclusion, 2013 fut pour Renouveau Bonapartiste une belle année où la tendance ne fut pas au reniement mais à la confirmation, à l'affirmation et à l'émancipation. Nous sommes fiers de notre liberté d'expression et de notre indépendance, et nous continuerons en 2014, et bien au-delà, à chérir ces précieux trésors.

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