25 septembre 2014

Nicolas Sarkozy, l'homme qui rassemble (la Gauche)

(c) Les Amis de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy est revenu. La principale nouvelle que les français auront appris, stupéfaits, c'est que Nicolas Sarkozy était donc apparemment parti.

L'ancien président de la République, désormais candidat à la présidence de l'UMP, revient sur le credo du rassemblement. D'ailleurs, la presse toute entière bruisse de parallèles indignes avec le bonapartisme. Or, comme j'ai entendu Eric Zemmour l'affirmer dernièrement, si Nicolas Sarkozy a (peut-être) une forme bonapartiste il n'en a aucunement le fond. S'il a une attitude plébiscitaire, il n'en a pas l'idéologie, bien au contraire.

Mais le plus fascinant dans ce faux-retour (qui succède à un faux-départ) c'est qu'il ne présente aucun intérêt pour l'Opposition, servant surtout en réalité les intérêts de la Gauche au pouvoir.

Tout ceci au détriment du seul intérêt qui compte : celui de la France.

Nicolas Sarkozy affirme qu'il a changé. Après avoir regardé son intervention au JT de France 2, dimanche dernier, on ne peut y croire une seconde. L'ex-président demeure toujours aussi agressif, menteur et hypocrite.

Il affirme ainsi que si François Hollande pense bien du mal de lui, lui ne pense "rien du tout" de l'actuel résident de l'Elysée. Et quelques secondes plus tard d'affirmer : "Quand je m'ausculte, je m'inquiète, quand je me compare, il m'arrive de me rassurer." Visiblement il pense bien quelque chose de son successeur. Et qui aurait pu croire qu'il n'en pensait rien ?

Quand il affirme que l'anaphore des "Moi, Président" du candidat socialiste en 2012 n'est aujourd'hui rien d'autre qu'une "litanie de mensonges", il ment lui-même : comme le montre le Huffington Post des quatorze affirmations vérifiables par les faits, sept ont été totalement respectées, quatre sont en cours ou en réalisation partielle, et seulement trois promesses ont été brisées (ne pas recevoir les parlementaires, réformer le statut pénal du chef de l'Etat, l'introduction de la proportionnelle).

La seule litanie de mensonges qui soit c'est le discours de Nicolas Sarkozy.

Sur l'affaire Bygmalion, il continue à répéter que sa campagne présidentielle n'a rien coûté au contribuable alors que nous savons tous que les deux tiers du "Sarkothon" ayant suivi l'invalidation de ses comptes sont déduits des recettes fiscales de l'Etat et donc indirectement payés par tous. De surcroît, quel culot ! L'affaire Bygmalion nous a révélé que le candidat de l'UMP avait violé les règles du jeu de la présidentielle en 2012 et il s'indigne de ne pas avoir été remboursé.

Nicolas Sarkozy a triché et il trouve scandaleux qu'on le punisse. Où est le respect de l'Etat de droit et de la démocratie ?

Le retour de l'ancien président n'est une bonne nouvelle pour personne si ce n'est pour l'état major de la Gauche qui voit revenir avec délectation son meilleur argument électoral. Nicolas Sarkozy divise jusque dans son propre camp mais surtout il rassemble le camp adverse ! En 2012, la Gauche s'est rassemblée au second tour et elle a été élue grâce à l'antisarkozysme : si François Hollande est au pouvoir aujourd'hui, c'est surtout la faute de Nicolas Sarkozy.

Ce retour est donc une très mauvaise nouvelle pour la France : la Gauche hollandiste va retrouver son idéologie anti-sarkozyste tandis que la Droite sarkozyste semble n'avoir pour seule alternative à proposer aux français qu'un tout aussi stérile anti-hollandisme.

Nous entrons sans doute dans une des phases les plus affligeantes de notre Histoire politique. Une politique fondée sur le rejet et vide de toute alternative. Entre ces deux blocs stériles, un boulevard s'ouvrira pour Marine Le Pen, pour le plus grand malheur de la France.

1 commentaire:

  1. Nous sommes arrivés au bout de notre système politique... Etant bonapartiste, j aime beaucoup votre blog ;)
    A quand l'empreur!

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