13 décembre 2014

La monarchie, une institution humaine et familiale

La famille royale belge

L'actualité monarchique de cette semaine qui s'achève a été particulièrement nourrie. Chez nos cousins belges, un dernier hommage a été rendu à l'ancienne reine Fabiola, la célèbre reine blanche, indéfectible soutien du roi Baudoin et reine de coeur de tout son peuple. A Monaco, cette petite principauté enclavée dans la côte méditerranéenne du sud de la France, la famille Grimaldi, souvent considérée comme notre famille princière par défaut, a accueilli deux nouveaux membres, les enfants d'Albert et Charlène, le prince Jacques et la princesse Gabriella.

Ces deux événements si rapprochés dans le temps nous rappelle, alors que nombre de personnes proclame leur attachement à la famille (et ce avec plus ou moins d'intelligence), que la monarchie est une institution fondée sur la réalité de l'Homme et notamment sur celle, fondatrice, de la famille.

La vie des monarchie est animée par quatre grands instants principaux : la naissance, le mariage, la succession et la mort, les deux derniers pouvant se rejoindre (cela sera, à n'en pas douter, de moins en moins le cas dans un avenir où les monarques abdiqueront plus qu'ils ne mourront sur leurs trônes).

A chacun de ces moments, les peuples qui s'identifient à leurs familles régnantes voient leurs coeurs battre à l'unisson de ceux de leurs souverains.

La naissance d'un prince ou d'une princesse, a fortiori d'un héritier, c'est la certitude de la perpétuation d'une tradition et d'une Histoire, d'une souveraineté, c'est la confiance renouvelée dans l'avenir.

Le mariage, sans doute l'événement le plus emblématique des monarchies, c'est le rappel que les Hommes sont conçus pour s'unir et se perpétuer, les familles régnantes étant là à l'image de leurs Nations qui se perpétuent à travers l'union de leurs citoyens, aussi bien au niveau concret des mariages et des descendances qu'au niveau plus symbolique, voire politique, de l'alliance de tous les citoyens au-delà de leurs différences, fondement indépassable de toute démocratie qui souhaite se maintenir à travers les âges.

La succession montre qu'aucune génération ne possède le droit de conserver le pouvoir et les responsabilités indéfiniment. Dans une république, les sexagénaires élus peuvent se succéder inlassablement pendant des siècles sans que rien ne change. Dans une monarchie, le fils ou la fille succède à la mère ou au père, rappelant que la marche de l'Humanité est fondée sur cette succession perpétuelle de générations, source de renouveau et d'audace.

Enfin, à travers la mort c'est la vie qui est glorifiée dans les systèmes monarchiques. De nouveau, c'est la succession naturelle des différentes générations mais c'est aussi le rappel de tout un passé qui s'éloigne et dont le souvenir doit rester vivace à travers le temps. A chaque disparition, nous nous rappelons que nous ne sommes rien par nous-mêmes, que notre temps sur cette terre finira aussi par s'achever, que nous ne sommes que les dépositaires temporaires d'un trésor qui nous a été légué et que nous léguerons, si nous accomplissons correctement notre mission sacrée, à nos enfants.

Voilà, en quelques mots brefs, ce que la structure monarchique du pouvoir représentatif dit d'une Nation, de son Histoire et de son Peuple. La monarchie est le rappel permanent que le progrès de l'Humanité est basée sur la solidarité de générations successives, interdépendantes, liées par ce que nous appelons "famille". Famille biologique, évidemment, mais aussi famille spirituelle, de liens affectifs et symboliques, aussi bien interpersonnels que nationaux.

La monarchie est une institution construite autour d'une grande famille, la Nation, composée elles-mêmes d'innombrables familles, toutes incarnées par une famille souveraine, la famille régnante. Aucune institution politique n'est plus humaine et plus porteuse à la fois de gloire et de modestie, d'humilité et d'éternité.

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