3 juin 2015

Pour en finir avec la haine ordinaire des nostalgiques de la guillotine

Exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793

A défaut de Roi de France, voici que nous avions ces jours-ci un Roi en France. Et de surcroît un Roi issu d'une famille bien connue de l'Histoire de France : la famille de Bourbon. Seigneur ! Voilà donc que les Bourbons seraient de retour ? Un descendant de Louis XIV reçu avec les honneurs sur le territoire de la République ? Et, sacrilège suprême, un arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils du Roi-Soleil invité à s'exprimer très solennellement devant l'Assemblée nationale ?

Le coeur des républicains français est mis à rude épreuve. Ces derniers sont si bouleversés qu'ils en oublient leurs principes universels et, piétinant tout à la fois la liberté, la souveraineté, la fraternité et jusqu'au plus élémentaire respect dû à tout homme (oserait-on dire l'égalité ?), les voici écumant de rage et regrettant la fraîche odeur du sang répandu de bon matin place de la Concorde en d'autres temps.

La haine primaire de ces républicains tendance guillotine est une excellente occasion de montrer toute l'hypocrisie et toute l'intolérance d'un certain républicanisme rétrograde qui est à la République ce que les catholiques ultra-réactionnaires sont à la Monarchie.

Au premier rang de ces républicains de l'an II, nous avons Alexis Corbière, secrétaire nationale du parti de Jean-Luc Mélenchon, toujours en première ligne sur cette question pourtant périphérique, et qui a notamment écrit un livre intitulé Robespierre reviens. La couleur est annoncée ...

Dans un article publié le 2 juin sur son blog, voici qu'il s'attaque aux têtes couronnées. Il s'inscrit là dans la continuité d'une attaque portée par Mélenchon et lui-même contre le service public, accusé de "monarchisme" (péché mortel !) pour trop s'intéresser aux épisodes historiques antérieures à 1789. Pour étayer son propos, Corbière reprend ainsi la programmation de France 3 du jour même, qui proposait en effet un épisode de L'ombre d'un doute, émission de Franck Ferrand, consacrée à Mesdames de Montespan et de Maintenon. En dehors du fait que le règne du Roi-Soleil soit le plus long de notre Histoire, et l'une des périodes les plus riches à la fois pour la France et pour l'Europe, ce qui pourrait justifier l'importance qui lui est accordée, le crypto-jacobin Alexis Corbière ferait bien de s'informer sur la programmation passée dudit programme. En 2014-2015, quatre émissions furent consacrées à l'Ancien Régime, une à Napoléon, une à l'Affaire Dreyfus, deux à l'Occupation et, enfin, une à la vie de Jésus (pour Pâques). Des thèmes qui ne semblent pas rebuter les français au regard des audiences (ce qui invalide totalement l'argument poujadiste de la redevance).

Mais ne nous perdons pas en divagations. Non, ce n'est pas cela notre sujet, c'est à la fin de l'article que ce qui nous intéresse arrive, Alexis Corbière se permettant de traiter le Roi d'Espagne de "grand dadais dont le seul mérite est d’être le fils de son papa". Le terme de "grand dadais" montre à quel point ces gens ont un sens élevé de la Fraternité ... En effet, au-delà des divergences politiques, le respect dû à autrui se maintient en toute circonstance, et cela ne nous traverserait pas l'esprit ainsi de dire de M. Corbière qu'il est un grand niaiseux (ce qui est parfaitement synonyme de "grand dadais", le côté condescendant en moins). Ce qui est fascinant avec les nostalgiques du temps où on coupait la tête des rois, c'est qu'ils appliquent ce qu'ils dénoncent. En effet, tant qu'à vouloir l'égalité absolue des citoyens, tant qu'à nier le principe monarchique dans son entier (ce qui est totalement défendable, naturellement, nous autres monarchistes étant plus ouverts d'esprits et moins obscurantistes que les républicains extrémistes), il faudrait peut-être commencer par cesser cette discrimination anti-royale. Car si Alexis Corbière se permet d'insulter le Roi d'Espagne ce n'est pas parce qu'il le connaît personnellement et qu'il a pu voir de lui-même que Felipe ne disposait pas d'aussi larges capacités intellectuelles que lui. Non, c'est simplement parce que le Roi d'Espagne est un Roi. Tout comme certains détestent les arabes parce qu'ils sont arabes, les gays parce qu'ils sont gays ou les pauvres parce qu'ils sont pauvres, M. Corbière déteste les rois parce qu'ils sont rois. Discrimination essentialiste.

Venons en maintenant à la seconde partie du propos, beaucoup plus rapide à déconstruire : "(...) dont le seul mérite est d'être le fils de son papa." En effet, oui, la monarchie sélectionne par l'hérédité. C'est même un peu l'idée ! Mais ce n'est pas là le seul mérite d'un prince, loin de là. Déjà, sous l'Ancien Régime, un tel prince aurait eu maille à partir avec la marche de l'Histoire. Aujourd'hui, au XXIe siècle, un prince "dont le seul mérite est d'être le fils de son papa" risque d'être un monarque très bref. Le mérite d'un prince c'est son intelligence, son sens de l'écoute, sa prestance, sa capacité d'incarnation, son efficacité dans le rôle de protecteur de la stabilité démocratique, de garant de l'unité et de premier ambassadeur de son pays. Le mérite d'un prince c'est aussi et surtout l'affection que lui portent ses concitoyens. Cette affection populaire, présente dans toutes les monarchies d'Europe, et pour tous les monarques, c'est le plébiscite quotidien qui fait le vrai mérite du prince, la légitimité de la Couronne, un peu sur le modèle de la Nation selon Renan, "plébiscite de tous les jours".

Si nous recoupons toutes les dimensions du propos d'Alexis Corbière, si nous mettons en lumière sa pensée, nous en arrivons, au-delà du racisme social inversé discriminant les princes, à un racisme anti-espagnol. Vais-je trop loin ? Jugez par vous-mêmes. Felipe VI est "un grand dadais dont le seul mérite est d'être le fils de son papa." Et pourtant les espagnols plébiscitent ce roi extrêmement populaire. Le leader de Podemos lui-même, républicain convaincu, a affirmé qu'il serait ravi que Felipe se présente à l'élection présidentielle d'une IIIe République espagnole et soit élu chef de l'Etat. Pablo Iglesias, le leader de Podemos, a donc l'intelligence d'attaquer la monarchie sur un principe (toujours discutable) tandis que M. Corbière, lui, ne fait que s'attaquer à une personne. Une personne pourtant très populaire dans son pays. Visiblement, pour M. Corbière, naturellement très intelligent, plus intelligent que beaucoup d'entre nous, les espagnols sont un ramassis de gueux bas de plafond. Soutenir la monarchie de manière majoritaire et surtout approuver les actions d'un chef d'Etat "grand dadais dont le seul mérite est d’être le fils de son papa", sincèrement, il faut être au mieux inconscient au pire abruti.

A travers le mépris affiché par Alexis Corbière pour le Roi d'Espagne, c'est tout le peuple espagnol qu'il méprise. Peuple espagnol que le secrétaire national du Parti de Gauche semble très mal connaître puisqu'il affirme que "[le peuple] lui-même réclame la souveraineté et la République. C’est aussi une des clefs du succès de Podemos." La souveraineté, on ne voit guère ce que cela vient faire là-dedans, l'Espagne étant une démocratie tout autant que la France. Mais c'est surtout cette idée que le Peuple souverain d'Espagne réclame la République, et ce notamment à travers Podemos, c'est cette affirmation sortie de nulle part qui étonne ... En juin 2014, au moment de l'arrivée sur le trône de Felipe, alors même que la monarchie espagnole était en crise, celle-ci était soutenue majoritairement. Et quant à Podemos, les sondages les plus optimistes placent la formation à 20%. Ce qui est remarquable, mais loin de faire une majorité. Mépris et ignorance, mamelles de l'anti-monarchisme.

Bref, Alexis Corbière est en plein songe robespierriste. Nous condamnons naturellement ce dogmatisme idéologique et outrancier qui n'est rien d'autre qu'un refus d'aller vers l'autre dans sa différence, d'essayer de comprendre autrui. Pour ces gens, le monde ne peut se lire qu'à travers des théories arrêtées, des idéologies qui figent l'existence humaine et la simplifient à l'extrême dans une opposition du Bien contre le Mal. Quelle simplification dangereuse ! Pour eux, la République ce serait la démocratie, et l'élection ce serait la liberté. Mais la République n'a jamais garanti la démocratie, voyez en Afrique ! Alors que ce sont les monarchies scandinaves qui se trouvent en tête de l'exemplarité démocratique. Quant à l'élection, cela fait longtemps que nous savons qu'elle ne suffit pas à faire une démocratie réelle.

Ce républicanisme dogmatique n'est à nos yeux rien de plus qu'une bien dommageable étroitesse d'esprit. Nous, monarchistes constitutionnels et démocrates, comprenons l'attachement à la République, comprenons le républicanisme, écoutons, entendons les arguments pro-républicains et les arguments anti-monarchistes (ceux qui font appel à la raison et non à la haine). Eux, malheureusement, ne sont pas capables de faire le chemin inverse et font d'un scandale ce qui n'en est pas, au nom du dogme. Pourquoi s'offusquer que la République laisse un Roi s'exprimer devant la représentation nationale ? Devrions-nous n'entretenir de relations qu'avec les pays républicains, abandonnant l'Angleterre, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, et tous les autres ? Que dirions-nous si un pays monarchique refusait d'écouter un de nos représentants parce qu'il est issu d'une République ?

Laissons de côté les titres un instant et contentons nous de l'essence des choses. Ce mercredi 3 juin, c'est un chef d'Etat, populaire et apprécié par son Peuple, qui se reconnaît en lui, qui est venu s'adresser aux représentants d'une Nation amie. Où est le scandale ? Comment de simples titres, de simples mots, peuvent-ils troubler autant ? Ne peut-on pas dépasser les dogmes hérités de l'an II, les réticences et surtout les haines d'un autre siècle ? Au-delà de cette étroitesse un peu autarcique, quel manque de respect pour un Peuple souverain ami. Lui qui apprécie son monarque, que doit-il penser de nous, français, quand nous le recevons à coup de "salut grand dadais, bientôt la guillotine !" ?

Voici le véritable problème. Ce républicanisme outrancier et caricatural est non seulement un refus de comprendre l'autre mais plus encore un manque de respect envers lui.

160 millions de citoyens européens vivent aujourd'hui en monarchie. Dans chaque pays concerné, l'institution monarchique est soutenue par une large majorité du Peuple souverain et, plus encore, les monarques jouissent d'une popularité record. Les princes héritiers enregistrent souvent des taux d'approbation encore plus élevés, augurant d'un bel avenir pour la monarchie en Europe. Cette monarchie européenne parfois bien plus républicaine que d'authentiques républiques.

Or, en affirmant que la monarchie est une institution bonne pour les idiots, pour les enfants, voire pour les bonnes femmes (car parfois ils ajoutent le sexisme à l'obscurantisme), ces républicains exagérés crachent au visage de millions d'européens heureux de vivre en monarchie. A ces français qui pensent être plus espagnols que les espagnols en voulant pour ceux-ci une troisième république qu'eux-mêmes ne veulent pas, nous rappellerons qu'en 2006, à la question de choisir entre la République française et la Couronne espagnole, le Premier ministre Zapatero avait affirmé porter son choix sur la monarchie.

En 2011, à l'occasion du mariage du prince William avec Kate Middleton, l'émission C dans l'air de France 5 s'était consacrée à l'institution monarchique en Europe. Christophe Barbier avait à cette occasion lui aussi qualifié le duc de Cambridge de "grand dadais" (décidément !) mais surtout il avait affirmé qu'il faudrait dans un avenir proche que l'Europe soit débarrassée de ses ultimes royautés. Ce qui avait fait bondir les autres intervenants dont nous reprenons l'argumentaire à notre compte : mais de quel droit peut-on vouloir, nous, français, que ces Nations étrangères souveraines abandonnent des monarchies qu'elles soutiennent ? Qui sommes-nous pour donner des leçons de démocratie au monde entier ? Notre sacro-sainte République peut-elle vraiment être érigée en modèle pur et parfait de démocratie ? Balayons devant notre porte avant de vouloir balayer les monarchies d'autrui.

Comment s'étonner alors qu'à l'étranger l'image type du français soit celui d'un idéologue arrogant et prétentieux, convaincu que sa pensée doive naturellement dominer le monde ? Appeler à l'abolition universelle des monarchies, affirmer que les peuples européens vivant aujourd'hui en monarchie aspireraient à la forme républicaine, tout ceci peut se résumer en une vérité effrayante : la pulsion hégémonique révolutionnaire n'est pas tout à fait morte. S'il n'y a plus de soldats pour servir cette cause, certains en France rêvent encore d'unifier le monde derrière un seul et unique modèle perçu comme panacée politique pour tous les Hommes, et ce au mépris de la volonté souveraine des peuples concernés. Les républicains français savent mieux ce qui est bon pour les peuples d'Espagne, d'Angleterre ou de Norvège que les peuples de ces pays eux-mêmes.

Et pourtant, à regarder les chiffres, la réalité est toute autre. La monarchie est légitime car elle est soutenue par la population, nous ne nous lasserons jamais de le répéter ! Tacitement, évidemment, puisqu'on ne pourrait soumettre régulièrement une monarchie à des élections traditionnelles sans en altérer l'essence, mais soutenue malgré tout. Une monarchie démocratique qui n'a pas le soutien de son peuple, c'est une monarchie condamnée à disparaître.

L'élection ne doit pas être l'alpha et l'oméga de la démocratie. La démocratie ne peut être réduite à l'élection, et d'ailleurs l'élection n'a jamais fait la démocratie. De surcroît, est-il encore besoin de rappeler que dans des temps récents, des peuples, souverains et démocratiques, ont été consultés électoralement sur le sort de leur monarchie, le résultat étant le maintien de celle-ci ? Le référendum australien de 1999 est à ce titre extraordinaire puisque les citoyens australiens ont voté cette année-là pour conserver une monarchie dont les représentants dynastiques n'appartiennent même pas à l'Australité mais à une autre Nation, l'ancienne métropole coloniale. Quant au cas qui nous occupe aujourd'hui, la monarchie espagnole, si le référendum réclamé par la minorité républicaine ne lui a pas été accordé, les sondages d'opinion étaient limpides : consulté, le peuple espagnol aurait validé la monarchie démocratique sous le règne de Felipe VI, et ce alors que l'institution traversait une très grave crise de confiance. Aujourd'hui que le Roi engrange des records de popularité, il fait peu de doute qu'une telle consultation mènerait à une consolidation de la Couronne des Bourbons.

Le constat est clair : la volonté des peuples est bien différente de celle qui leur est prêtée par quelques révolutionnaires en manque de guillotine. L'arrogance de ces derniers, proclamant avec hauteur ce que devrait vouloir et penser tel ou tel peuple, et se moquant ouvertement des citoyens libres qui ne pensent pas comme eux, réduits à être des citoyens de seconde zone, trop bêtes pour être vraiment souverains, en un mot l'obscurantisme de ces gens-là est un anachronisme.

Nos institutions dysfonctionnent et sont massivement impopulaires et pourtant d'aucuns voudrait les imposer à des peuples dont le cadre monarchique fonctionne efficacement et, surtout, est largement soutenu par l'opinion. Situation totalement guignolesque.

Pour conclure ce long développement, en guise d'envoi et de méditation, à ces républicains exaltés qui aimeraient voir toutes les têtes couronnées rouler à terre, n'oublions pas de leur rappeler une simple petite leçon d'Histoire. Nous qui n'aimons pas ressasser le passé à des fins politiques (contrairement à ces extrémistes de la république qui font de cette lecture partisane le point d'appui de leurs offensives), nous nous bornerons à rappeler quelques vérités qui si elles n'établissent rien n'en sont pas moins d'excellents sujets de réflexion.

En France, la République ne s'est pas faite contre les Rois, elle s'est faite faute de Roi ! Si Louis-Philippe chute en 1848, c'est par accident, prenant par surprise jusqu'à ceux mêmes qui le provoquèrent. Quant au désastre de Sedan qui mène à la déchéance de l'Empereur Napoléon III ce n'est tout au plus qu'un bégaiement de la muse Clio, cruelle ironie de l'Histoire qui parvint à pulvériser un régime anobli quelques mois plus tôt par les suffrages quasi unanimes du Peuple souverain. Et enfin, si elle s'installa définitivement en France, la République le doit en grande partie à un prince, Henri, duc de Bordeaux, comte de Chambord, qui refusa une restauration au nom de sa fidélité aux couleurs royales, symbole de ses principes traditionnels, geste aussi pathétique que majestueux : qui, aujourd'hui, refuserait le pouvoir par fidélité à des principes ? Et ainsi naquit une troisième république à défaut d'un cinquième roi Henri.

S'ils ne peuvent être d'aucune manière des arguments en faveur de la monarchie et ne retirent absolument rien à l'oeuvre essentielle accomplie par la République en France, ces quelques éléments devraient inviter à la modestie et à la modération plutôt qu'à la morgue et à l'intolérance, si ordinaires pour tant de ces républicains réactionnaires, gelés dans des constructions mentales du XVIIIe siècle.

9 commentaires:

  1. M.W

    Bonjour, Renouveau Bonapartiste

    Merci pour ce message très intéressant et merci de faire la distinction entre ces républicains fanatiques minoritaires et les républicains tolérants majoritaire. C'est agaçant d'entre ces enragés souhaiter guillotiner tous le monde, le pire c'est qu'après ils se revendiquent démocrates et opposés à la peine de mort, en gros avec eux la vie et la liberté ce n'est que pour ceux qui pensent pareillement, hein ?

    Au fait, si Monsieur Corbière (pardon, le citoyen Corbière) défend Robespierre dans son livre c'est parce qu'il aime ses idées ou ses actes ? parce que Robespierre a eu de bonnes idées (abolition de la peine de mort, suffrage universel, égalité homme-femme), on peut aimer Robespierre pour ses idées et décrier ses actes, non ? Il faudrait se renseigner.

    Et je vais écrire un message pour lui dire ce que je pense de ses dires sur le roi d'Espagne, vous me direz ce que vous en pensez ?

    Merci

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  2. Toujours M.W

    1) Monsieur Corbière, comment savez-vous que Philippe VI est un dadais ? vous le connaissez ? vous avez lu des ouvrages sur lui ? vous vous êtes âprement renseigné ? ou vous l'insultez uniquement parce qu'il est un roi ? Et puis, un roi ne se contente pas d'être fils à papa, il essaye de mériter d'être le fils de son père et pour cela, il doit travailler son image pour toujours plaire au peuple. Cela vous semble démagogique ? pas plus que certains républicains qui travaillent pour le bien du peuple alors qu'ils s'en fichent, ils veulent juste les mandas.

    2) Vous parlez de Podemos, mais savez-vous qu'il n'est pas le seul nouveau parti à monter en flèche dans le jeu politique espagnol ? Un nouveau parti de Centre droite, Citoyen, est un parti très en vu et il est arrivé en deuxième place lors des dernières élections, juste après Podemos, pourtant c'est un parti royaliste. Citoyen ne veut pas abolir la monarchie mais il veut qu'elle donne l'exemple.

    3) vous dîtes que nos médias font des courbettes devant le roi espagnol, mais moi j'ai plutôt l'impression qu'ils veulent l'enfoncer : dès qu'il parle de lui c'est pour dire que la monarchie va mal, que le peuple n'en veut plus etc... et, lorsque nos médias parlent des nouvelles forces politiques, ils parlent surtout du républicain Podemos et pas du royaliste Citoyen, un oublie ?

    4) Contrairement à ce que vous dîtes, Citoyen Corbière, la monarchie reste soutenu par une majorité d'Espagnols, plusieurs signes le montrent :
    _Les enquêtes d'opinions
    _le fait que 73% des espagnols ont regardé le discours du Nouvel an de Philippe VI en 2013 alors que les républicains avaient demandé son boycott
    _les déclarations du chef de Podemos Pablo Iglesias. En effet, il y a quelques mois encore Iglesias étaient très anti monarchiste, il faisait de l'abolition de la monarchie une de ses priorité et maintenant il affirme que la monarchie n'est pas un problème important et qu'il est prêt à collaborer avec le roi etc... Vous ne trouvez pas cela étrange ? et bien je vais vous expliquer pourquoi il y a un tel revirement : Iglesias a remarqué que beaucoup de royalistes ne supportent plus le bipartisme et se tourne vers les nouveaux partis, il a compris que s'il voulait avoir les voix de ses royalistes il a plutôt intérêt à lâcher du lest républicain car ces royalistes pourraient voter pour Citoyen

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  3. Encore M.W

    5) Vous déplorez la visite du roi d'Espagne en France, pourtant vous avez acclamé la visite de François Hollande à Cuba. Certes, il y a de bels choses à Cuba (son système de santé est très bien et tous le monde devrait s'en inspirer ou alors les droits des personnes homosexuels sont défendus par l'Etat même si pour cela il faut remercier la fille de Raoul Castro car c'est quand Fidel à découvert que sa nièce était lesbienne qu'il c'est mis à défendre les droits des homosexuels mais sa politique de défense des gays est très efficace etc...). Mais Cuba reste une dictature de parti unique qui ne supporte pas l'opposition, savez-vous par exemple qu'à Cuba les particuliers n'ont pas le droit d'avoir internet car le pouvoir craint que les réseaux sociaux ne deviennent un foyer de contestation ? Et puis, vous avez reconnu que Cuba est une dictature, mais alors pourquoi cette attitude ? Vous préférez que notre président ait des liens diplomatiques avec un dictateur dont la seule légitimité est d'être "frère de" plutôt qu'un roi d'une nation démocratique parce que ce dictateur est à la tête d'une république ?

    6) Ce n'est pas forcément pour vous, citoyen Corbière mais pour ceux qui disent que la monarchie espagnole est mauvaise car elle a été instauré par Franco. Pourquoi vous ne critiquez pas les républiques en Bulgarie et en Roumanie ? dans ses pays, les monarchies ont été abolie par Staline, jamais un référendum démocratique n'a confirmé ses abolitions, il faut donc voir en ses républiques des héritières du stalinisme ?

    Voilà, que pensez-vous de ses réponses, Renouveau bonapartiste ?

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  4. M.W

    Bonjour, Renouveau Bonapartiste

    Je viens de voir votre article sur votre page Facebook à propos de l'Uchronie, si cela vous intéresse je connais quelques uchronie en ligne sur nos empereurs préférés, si vous voulez allez jeter un coup d'œil :

    Deux sur Uchronie. org. Dans la première, "Napoléon fait la paix à temps", Napoléon Ier demande la paix en 1812 et sauve son Empire. Dans la seconde, "Napoléon Vainqueur à Waterloo", la France est agrandit mais l'Empereur est contraint d'abdiquer sauf que... je vous laisse la surprise

    Une sur un forum Enigme des invalides dans la rubrique Salon Napoléon III, une uchronie où Napoléon III gagne la guerre de Sedan

    Une sur un site en Italien assez difficile à trouver, tapez lunga vita a Federico III et vous tomberez dessus, vous serez sur une uchronie, allez plus bas et tapez sur la phrase en bleu pour allez sur la page d'accueil, là, vous tapez sur Uchronie en Français et vous tomberez sur une uchronie intitulé Nades (Sedan Renversé), une Uchronie qui va d'une bataille de Sedan gagné par Napoléon III jusqu'à nos jour, si vous ne trouvez pas, dîtes-le moi et je vous ferai un résumé détaillé.

    Enfin sur le forum stratégie totale, allez dans la rubrique section détente, puis dans "Récit, Poème et autre création", vous trouverez une uchronie intitulé l'héritage des Bonaparte décrivant la prise du pouvoir en 1932 d'un prince Bonaparte fictif, Clément Bonaparte.

    Voilà, de bonnes lectures vous attendent.

    Cordialement

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  5. M.W

    Bonjour, Renouveau Bonapartiste

    J'ai lu votre article sur la politique algérienne de Napoléon III mais je ne partage pas votre optimisme. En effet, la politique de Napoléon III a échoué certes en partie à cause de la résistance des colons de certains républicains alliés à la bourgeoisie coloniale mais aussi par résistance de beaucoup d'arabes et de kabyles musulmans. En effet, le projet de Napoléon III consistait à accorder l'Etat civil français aux musulmans et donc ces derniers n'auraient plus obéis au droit musulman et c'est ainsi que beaucoup de musulmans se sont opposés à cette réforme. Mais, il est tout de même intéressant d'imaginer ce qui se serai passé si le projet de l'Empereur avait fonctionné, j'ai une idée : et si vous essayiez d'écrire une uchronie ?

    J'imagine le début pour vous : En 1870 l'Empereur Napoléon III est capturé le 2 septembre après Sedan, deux jours plus tard la troisième république est proclamée et celle-ci se pense incapable de résister aux allemands et entame de suite des pourparlers avec Bismarck, mais l'impératrice Eugénie et ses enfants se réfugient en Algérie où Eugénie reste reine de ce royaume autonome et avec l'aide d'arabes et de kabyles, elle prend en main la résistance, inquiet, les républicains appellent les colons à se soulever contre elle. Finalement, après deux ans de troubles (que je vous laisse décrie), les bonapartistes reprennent Paris et écrasent les mouvements républicains et légitimistes, les orléanistes se sont en effet rallier au clan Bonaparte car l'impératrice à découvert que son fils aîné est stérile et à proposé de faire du comte de Paris son héritier ce qui contente les bonapartistes et les orléanistes et ce qui fait que ces-derniers s'allient. Devenu l'empereur Napoléon IV, le fils de Napoléon III met la main sur des documents secrets qui prouvent qu'en 1871 Bismarck finançaient les républicains dans leur lutte contre Eugénie, les républicains sont alors vus en masse comme des traîtres et le peuple français se rassemble derrière l'Empereur et prépare sa revanche contre une Prusse qui dans se monde si n'a pas réussi à convaincre les monarchies du sud de l'Allemagne à fonder l'Empire allemand et qui se rapprochent de Napoléon IV. Voilà le début que je propose, j'espère que vous trouverez une suite...

    Cordialement

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    1. Pourquoi commentez vous l'article sur la politique algérienne de l'Empereur sur l'article contre les anti-monarchistes exagérés ?

      Concernant l'Algérie, la politique de Napoléon III n'a pas échoué puisqu'elle n'a pas eu le temps d'être appliquée. Quant à la question du droit musulman, je me permets de vous corriger, l'Empereur envisageait de distinguer les musulmans entrant dans l'ordre civil à ceux demeurant dans l'ordre du droit coranique. Mais là encore, ce n'est pas une question puisque jamais l'Empereur n'a eu l'occasion d'appliquer concrètement son projet !

      Quant à l'uchronie que vous proposez, elle n'a aucune assise solide du point de vue historique :
      - L'Impératrice Eugénie a toujours refusé la guerre civile, elle n'aurait jamais fondé un pouvoir autonome, qui plus est en Algérie.
      - De même, elle n'aurait jamais accepté qu'on envahisse la France et impose l'Empire par la force.
      - L'alliance orléano-bonapartiste que vous décrivez, vous ne la fondez que sur l'idée d'une adoption anticonstitutionnelle du comte de Paris sur volonté de l'Impératrice. En effet, les Constitutions non seulement interdises à l'adoption aux successeurs de Napoléon III mais quand bien même cette adoption est limitée aux membres de la Famille Bonaparte ! Vous fondez cette fusion politique sur une question dynastique absolument impossible. Et enfin, si le Prince impérial était stérile (hypothèse très étrange puisqu'au moment où vous placez le retour de l'Empire, le pauvre Prince a 17 ans), ce serait Plon-Plon qui deviendrait l'héritier. Faire adopter le Comte de Paris est donc un non-sens total.
      - Pour ce qui est de Bismarck, il est universellement connu qu'il aurait aimé (et ces manoeuvres à l'automne 1870 nous l'indiquent) que l'Empire ne s'effondre pas en France, ce conservateur allemand détestant la République ; l'idée qu'il ait pu financer les républicains est de nouveau historiquement impossible à justifier.
      - Enfin, les monarchies du sud de l'Allemagne sont alliées à la Confédération de l'Allemagne du Nord dès qu'elles entrent en guerre contre la France en juillet 1870, il n'y a aucune raison qu'ils se désolidarisent en cours de route.

      L'uchronie doit se fonder sur des logiques historiques justifiables, ce qui n'est pas du tout le cas.

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    2. M.W

      Bonjour, Renouveau Bonapartiste

      Tout d'abord, je pense que je me trompe mais bon, on ne sait jamais, je m'excuse car j'ai l'impression de vous avoir offensé, ce n'était absolument pas mon attention.

      En fait, j'ai répondu ici car je pensais que ce serai plus facile pour vous de lire mon commentaire, pardon si cela vous dérange, encore une fois ce n'est pas mon attention.

      Quand à mon uchronie, je le sais qu'elle repose sur des assises très faibles mais je vais vous répondre :

      _Une uchronie peut se baser sur un changement de caractère d'un personnage historique, par exemple j'ai vu des uchronies parlant d'un Louis XVI qui a plus de fermeté, je pensais juste changer le caractère de l'impératrice, je ne pensais pas que cela poserai problème.
      _En ce qui concerne l'adoption, c'est parce que je pensais qu'il serai intéressant de fonder une dynastie Bonaparte-Orléans, ceci permettrait aux orléanistes de rejoindre l'Empire et réconcilier l'idéal de royauté avec celui d'Empire démocratique mais je vous avoue humblement qu'en effet j'ai été un peu trop loin dans le délire..., encore une fois je suis navré que vous l'ayez mal pris.
      _Pour Bismarck, certains ultra-royaliste pensent qu'il a soutenu les républicains car il pensais qu'une France républicaine serai faible et que les républicains ont prit le pouvoir par la force. Je vous rassure de suite : je ne crois nullement en cette foutaise mais je pensais l'utiliser dans cette histoire, utiliser une théorie du complot stupide pour faire de la fiction, c'est déjà arrivé non ?
      _Les monarchies du sud de l'Allemagne sont certes entrés en guerre contre la France mais elles ont eu du mal à accepté la naissance du IIème Reich, il a fallu que Bismarck corrompt le roi Louis II de Bavière pour arriver à ses fins, on aurai pût dire que qu'ici, il n'a pas réussi et que les monarchies du sud par crainte de l'omniprésence prussienne ont décidé de finalement rallier la France

      Voilà c'est mon explication, encore une fois, je vous demande pardon de vous avoir offensé, j'espère que vous me pardonnerez.

      Cordialement

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    3. Vous ne vous adressez pas à la Reine d'Angleterre, il y a loin à m'offenser. Sachez que d'où que vous commentiez dans le blog, le module de gestion de ce dernier me les notifie tous puisqu'il faut que je les valide afin qu'ils apparaissent au reste du monde.

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    4. Bonjour Renouveau Bonapartiste.

      M.W

      Excusez-moi, je l'ignorais, je le saurai pour la prochaine fois. PS : qu'avez-vous pensé de ma réponse à Alexis Corbière ?

      Cordialement

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