11 juillet 2015

[Hommage à notre Prince] Anniversaire du prince Jean-Christophe Napoléon

S.A.I. le Prince Napoléon le 18 juin dernier à Waterloo
(c) Paris-Match

Son Altesse impériale Monsieur le Prince Napoléon fête aujourd'hui son vingt-neuvième anniversaire ; nous lui adressons tous nos voeux de bonheur et de prospérité, à lui et à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de la Famille impériale de France.

Notre Prince est né le 11 juillet 1986, à Saint-Raphaël, soixante-six ans jour pour jour après la mort de notre dernière souveraine impériale, l'Impératrice Eugénie.

Profitant de cette occasion, Renouveau Bonapartiste tient à rendre hommage à celui qui, par sa position de chef de la Famille impériale de France, possède aussi bien le passé pour héritage que l'avenir pour horizon. Nous avons à cet égard une mission singulière puisque si Renouveau Bonapartiste s'affirme comme une voix bonapartiste parmi d'autres, cette voix a la particularité d'être la principale si ce n'est peut-être la seule voix énergiquement dynastique du bonapartisme moderne.

Il nous appartient donc comme un devoir sacré de rendre hommage à notre Prince et de maintenir notre serment de toujours demeurer au service de ses droits historiques.

Il me semble ainsi intéressant, en ce jour anniversaire, de se saisir d'un débat qui agite certains bonapartistes, dynastiques ou non, à savoir l'attitude générale de la Famille impériale, toujours tissée de discrétion, et, plus encore, la trajectoire personnelle du Prince.

Reprenons le fil de la carrière du Prince. Elève à l'Institut privé de préparation aux études supérieures (IPESUP), au pied de la cathédrale Notre-Dame, Jean-Christophe Napoléon intègre l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris (HEC) en 2006. Après avoir travaillé pour de courtes périodes pour Lazard, en 2008, puis Hazel Capital, en 2009, il intègre la grande banque Morgan Stanley où il travaille durant quatre ans, à Londres de 2009 à 2010 puis à New York de 2010 à 2013. Depuis cette date, il travaille pour la société d'investissements Advent International.

Le secteur bancaire n'a pas aujourd'hui, en une trouble période de crise, une excellente réputation ni une très grande popularité au sein des populations. Accusées par beaucoup d'être à l'origine de la violente crise que nous traversons, les banques sont perçues comme des organismes vautours. Cette condamnation unanime et moralisante est naturellement exagérée, de même de la contagion de ce rejet à l'ensemble des acteurs du secteur. Affirmons le tout de suite avec vigueur : travailler dans la banque n'est pas un péché, ni véniel ni mortel. Cessons ce racisme social inversé et jugeons sur pièces plutôt que sur des préjugés. L'anticapitalisme primaire n'est pas notre tasse de thé.

De surcroît, notre second empereur, Napoléon III,  pour l'oeuvre immense duquel nous avons une profonde admiration, ce grand chef d'Etat de la France moderne n'est-il pas un précurseur du système bancaire ? Ne s'appuya-t-il pas sur la finance pour lancer ses grands projets saint-simoniens au service du développement et de la prospérité de la France ? Dans quel état aurait végété notre réseau de chemins de fer sans la grande finance du Second Empire ? Ainsi, en se faisant banquier, notre Prince n'est-il pas un digne héritier du grand Napoléon III ?

Nous le voyons, reprocher à notre Prince son métier est sans fondements et surtout, dans 99% des cas, le masque des pires raccourcis et des visions du monde les plus caricaturales.

Le Prince et son lointain ancêtre (ou presque)

Le Prince Napoléon a fait de brillantes études et il travaille aujourd'hui dans des organismes internationaux. Cela devrait-il déranger les bonapartistes dynastiques ? Voudrions-nous que le Prince n'ait pas fait d'études et qu'il demeure aujourd'hui dans son manoir à planter des choux et compter ses hectares en bon propriétaire terrien ? Nullement. La carrière du Prince est tout à son honneur et prouve que nous avons pour représentant suprême un homme de talent.

Le coeur du problème c'est sa grande discrétion que certains jugent excessive. En premier lieu, pour un fidèle serviteur d'une cause dynastique, vouloir imposer à son Prince des orientations qu'il n'a pas choisi en affirmant qu'il se trompe, ce n'est pas très "fidèle". Naturellement, les conseils ne sont pas interdits, mais les condamnations elles sont un peu paradoxales.

Mais elles sont d'autant plus paradoxales que cette discrétion s'explique et se comprend tout autant qu'elle s'inscrit dans une tradition qui n'a jamais desservi la Famille impériale.

Tout d'abord, le Prince est jeune. Laissons lui, à vingt-neuf ans, le soin de construire sa vie et cela de manière totalement libre. Nous ne doutons pas un instant que le temps viendra, bientôt, où le Prince se montrera plus présent en France et auprès des fidèles amis de sa Cause. Cette confiance c'est aussi une part intégrante et nécessaire de la fidélité dynastique. N'enfermons pas le Prince Napoléon dans des virtualités asphyxiantes qui se sont déjà montrées nocives à d'autres prétendants.

Qu'il soit libre et qu'il vienne en toute liberté, le temps venu, se mettre au service de ce qu'il incarne, et ce sous la forme qu'il désire. Tant qu'il respecte les devoirs sacrés de neutralité et de réconciliation, nous serons à ses côtés, inébranlables dans notre fidélité à sa personne, à sa cause, à sa famille.

LL.AA.II. le Prince Napoléon et le prince Charles Bonaparte, son père

Cette discrétion n'est en aucun cas une rupture avec les traditions de la Famille impériale. Son grand-père, le Prince Louis, a toujours été un homme d'une grande discrétion ; il n'en était pas moins un homme d'exception et de grand engagement. Rappelons simplement son engagement dans la Résistance et la donation (gratuite) des archives impériales à l'Etat. Il a toujours su représenter la Famille impériale et la Cause napoléonienne à la fois avec constance, dignité et discrétion, un triptyque de vertus encore perpétué aujourd'hui par l'admirable Princesse Napoléon, son épouse, femme d'une grande noblesse saluée unanimement.

Les Bonaparte sont toujours là mais sans vouloir faire dans le tapage et l'indécence. L'outrance n'est pas une caractéristique napoléonienne. Ils savent que leur mission n'est pas bassement politique, elle est nationale. Ils sont là où ils doivent être et ne prennent jamais un rôle qui ne doit pas être le leur car ils savent que leur rang leur impose plus de devoirs que de droits.

La Famille impériale de France est une famille unie, qui a su dépasser des querelles que d'aucuns voyaient à tort comme des querelles dynastiques. La Famille impériale de France est une famille discrète, qui ne considère pas que le service de la Cause napoléonienne doive être un tapage incessant de positions cassantes et de déclarations anachroniques. La Famille impériale de France est une famille fidèle, qui a toujours été au service de la mémoire napoléonienne et qui a toujours su servir celle-ci avec constance et humanité ; jamais la mémoire napoléonienne n'a été écornée par les frasques de ses plus hauts représentants, au contraire la dignité dont ils savent toujours faire preuve ne fait que donner plus d'éclat encore à la Cause.

La Famille impériale de France est une belle et grande famille, porteuse de vraies valeurs et dignes du passé qu'elle a reçu en héritage.

Nous sommes fiers, nous, bonapartistes dynastiques, d'être au service des droits de cette Famille et de son chef, le Prince Napoléon, à qui, de nouveau, nous souhaitons un excellent anniversaire.

Vive le Prince et la Famille impériale.
Vive l'Empereur. Vive la République. Vive la France.

3 commentaires:

  1. M.W

    Bonjour, Renouveau Bonapartiste

    Je souhaite un très bon anniversaire à notre Empereur titulaire Napoléon (VII) Jean-Christophe.

    J'apprécie beaucoup votre article. Oui, il est bien de rappeler que tous les banquiers ne sont pas méchants, ce sont des humains qui peuvent être bons ou mauvais comme nous tous. Oui, Sa Majesté Impérial a raison d'être discret, il est jeune et en tant que prince rassembleur il n'a pas à prendre position, il se doit d'être neutre pour être apprécié de tous. D'ailleurs, je suis sûre que la plupart des bonapartistes qui lui reprochent sa discrétion sont aussi les premiers qui reprochent à son père d'être trop proche de la gauche. Oui, cela fait plaisir de voir que la famille impériale tient à rester uni contre vents et marées contrairement aux Bourbons qui s'entredéchire.

    Tiens, je vais faire un peu de publicité. Si vous allez sur le site histoire-fr.com vous tomberez sur un site d'histoire, là, allez dans le dossier les mensonges de l'histoire, il y a un article intéressant intitulé "Napoléon le Petit" qui vise à corriger l'image négative que nous avons de l'Empereur Napoléon III. Jetez donc un coup d'œil.

    Cordialement

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  2. A notre bon roi

    Mort au despote, mort à Emmanuel Macron,

    Je suis de tout coeur avec vous, j'ai pour projet de m'immoler place de la République, je compte sur votre soutien, rassemblement prévu à 16h

    Bonne soirée qui est pour moi la dernière

    Baptiste

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  3. Très bonne idée Baptiste, n'oubliez pas d'hurler "Napoléon" au cours de votre entreprise

    Il me reste un peu de gazoil dans la jaguar si besoin

    Emmanuel

    Bonne dernière soirée

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